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La Saucony Triumph est depuis des années la référence absolue de la marque américaine sur l’entraînement longue distance. Avec cette 24e version, Saucony ne se contente pas d’ajuster quelques détails : c’est une vraie remise à plat de la formule. Nouvelle mousse, nouveau stack record, poids revu à la baisse.
Sur le papier, les promesses sont sérieuses. Après plusieurs centaines de kilomètres au pied, voici ce que je pense de la nouvelle proposition que nous fait Saucony pour nos easy jogs et sorties longues.

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Fiche technique des Saucony Triumph 24
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Poids | 250g |
| Type de chaussure | Entraînement quotidien, plutôt footings et sorties longues |
| Stabilité | ★★★★☆ |
| Dynamisme | ★★☆☆☆ |
| Amorti | ★★★★★ |
| Plaque carbone | Non |
| Prix de vente conseillé | 170€ |
Pour une chaussure clairement orientée confort, sorties longues et amorti maximaliste on peut saluer le poids de la Triumph 24 qui n’est pas excessif et se réduit même avec cette version. Côté tarif, on est sur quelque chose d’assez correct sans être particulièrement notable dans un sens ou dans l’autre.
Pourquoi choisir la Saucony Triumph 24 ?
La Triumph 24 se distingue sur plusieurs points clés. Ce qui frappe à l’usage, c’est la cohérence de l’ensemble : amorti, stabilité, légèreté et durabilité fonctionnent de concert, sans qu’un aspect vienne sacrifier un autre. Voici les atouts que j’ai pu constater sur le terrain.
Un amorti d’exception qui tient sur la durée
C’est l’argument central de la Triumph 24, et il tient la route. La mousse IncrediLUX absorbe chaque impact avec une douceur marquée, sans jamais donner cette sensation de tassement qui finit par peser sur les articulations en fin de longue sortie. Sur des runs de 20 à 30km à allure confortable, le confort reste constant du premier au dernier kilomètre. J’ai volontairement fait varier très fortement mes allures pour recouvrir des vitesses de footing de coureurs de tous niveaux et à chaque fois les sensations étaient bonnes. C’est précisément ce que l’on attend d’une chaussure d’endurance de ce niveau. Comparée à l’Asics Gel-Nimbus ou à la Nike Invincible 3, la Triumph 24 propose un amorti tout aussi généreux, mais avec une sensation moins « enfoncée » et une meilleure réactivité à l’appui.
Une légèreté surprenante pour un tel volume de mousse
La Triumph 22 affichait 301g. La 23, 263g. La 24 descend à 250g tout en augmentant le stack. C’est l’exploit technique de cette version. Gagner 13 grammes supplémentaires tout en ajoutant 6 mm de mousse sous le pied, c’est un résultat que peu de marques atteignent aujourd’hui. En main et aux pieds, la chaussure surprend : on s’attendrait à quelque chose de lourd au regard de son volume, mais ce n’est pas le cas. Cette légèreté change vraiment l’expérience sur les sorties longues, où chaque gramme finit par se faire sentir.
Une stabilité rassurante malgré la hauteur de semelle
Les chaussures avec beaucoup de mousse ont souvent un défaut : elles roulent. La Triumph 24 évite ce travers grâce à une base élargie, notamment côté médial au talon, qui ancre vraiment le pied dans la chaussure. Les transitions se font de façon fluide, sans sensation de déséquilibre latéral. Les coureurs plus lourds, au-delà de 80kg, trouveront ici un amorti profond sans perte de contrôle, ce qui est rare dans cette catégorie. Je l’ai testée sur des surfaces mixtes : bitume, piste cyclable, quelques portions de chemins stabilisés sans jamais ressentir d’instabilité, même à la fatigue.
Un déroulé fluide et une transition naturelle
Saucony a travaillé la géométrie de la semelle pour obtenir un déroulé sans à-coups. La bascule à l’avant est marquée, et ça se ressent : la propulsion arrive naturellement, sans forcer. On est loin de ces chaussures maximalistes qui donnent l’impression de « pousser du talc ». La foulée s’enchaîne de façon organique, ce qui réduit la sensation de lourdeur même sur les fins de sortie difficiles. La Triumph 24 pardonne les petits défauts de placement du pied en fin de course, ce qui en fait une alliée fiable pour les coureurs dont la foulée se dégrade quand la fatigue s’installe.
Une durabilité supérieure à la moyenne
La semelle extérieure en caoutchouc carbone XT-900 affiche une résistance sérieuse. Après 250 km de test, les zones d’impact principales (talon externe, avant-pied) montrent à peine des traces superficielles. Comparé aux versions précédentes, Saucony a clairement renforcé la formulation du caoutchouc. Mon estimation sur la durée de vie totale : 700 km minimum, probablement davantage selon votre foulée et les surfaces pratiquées. Pour une chaussure à 170€, c’est un argument concret sur le rapport investissement/kilomètres.
Un chaussant polyvalent et inclusif
L’empeigne en mesh technique offre un maintien solide dès le laçage. Le contrefort de talon est bien pensé : souple dans la partie haute pour protéger le tendon d’Achille, plus ferme en bas pour assurer le verrouillage du pied. La languette rembourrée ajoute une couche de confort supplémentaire. Saucony parle d’un fit « démocratique » — et c’est une description juste. La chaussure s’adapte à une large variété de morphologies de pied. Notez que le chaussant est légèrement plus ajusté que sur la Triumph 22 : si vous avez un pied large, je vous conseille de prendre une demi-pointure au-dessus.
Les spécificités techniques des Saucony Triumph 24
Au-delà du ressenti, voici les éléments techniques qui expliquent pourquoi la Triumph 24 se distingue de ses prédécesseures et de la concurrence.
La mousse IncrediLUX : une rupture matériau
IncrediLUX est la grande nouveauté de cette version. C’est un TPU aliphatique 100 % pur (A-TPU), sans mélange, sans zones de densités différenciées. Ce type de formulation « deuxième vague » se distingue des anciens TPU lourds par sa légèreté chimique et sa stabilité en température. Concrètement, la mousse se comporte de façon ferme à l’impact, puis s’assouplit progressivement au fil du déroulé. Ce n’est pas une restitution agressive comme peut l’être une mousse PEBA (type PWRRUN PB des Triumph 22 et 23) : c’est une absorption douce et une restitution progressive, mieux adaptée aux allures d’endurance. Ce changement de matériau explique pourquoi certains coureurs qui trouvaient les versions 22 et 23 légèrement fermes ou « clunky » seront davantage à l’aise sur la 24.
La semelle extérieure XT-900 : caoutchouc carbone longue durée
Le caoutchouc XT-900 couvre l’intégralité de l’avant-pied et du talon. Sa composition renforcée au carbone lui confère une résistance à l’abrasion nettement supérieure aux caoutchoucs standards. Sur bitume humide, l’adhérence est bonne, sans être exceptionnelle sur terrain très gras. La répartition de la semelle extérieure est pensée pour accompagner le déroulé naturel du pied, avec des zones stratégiquement découpées pour laisser la mousse travailler librement en flexion.
La géométrie de la semelle et le SpeedRoll
La Triumph 24 embarque un stack de 43 mm au talon et 33 mm à l’avant-pied, soit le niveau le plus élevé de l’histoire de la gamme. Le différentiel de 10 mm (drop) favorise les coureurs habitués aux drops intermédiaires à élevés, en déchargeant légèrement le tendon d’Achille. La technologie SpeedRoll est intégrée via un rocker marqué à l’avant-pied : la bascule de la semelle initie la propulsion sans que le coureur ait besoin de « travailler » activement la transition. La plateforme élargie — notamment au talon côté médial — est asymétrique, ce qui contribue à guider la foulée vers un déroulé centré. Ce design de semelle est le vecteur mécanique de la stabilité perçue à l’usage.
L’empeigne : construction de la tige et détails techniques
Le mesh technique de la Triumph 24 a été revu pour améliorer la respirabilité par rapport aux versions précédentes, un point régulièrement critiqué sur la 22 et la 23 lors des sorties estivales. Des zones d’aération sont placées à l’avant-pied et au médio-pied. La languette n’est pas attachée latéralement — point à surveiller si vous avez l’habitude de la glissement de languette. Le contrefort de talon présente deux zones de rigidité distinctes : souple en haut (protection du tendon), ferme en bas (maintien du calcanéum). La semelle intérieure SRS (Sockliner) apporte un complément de confort sous la voûte plantaire, sensible notamment sur les longues distances.
Nos conseils de rotation avec les Saucony Triumph 24
La Triumph 24 est une chaussure d’endurance et de volume. Elle excelle sur les sorties longues et les runs faciles, mais elle n’est pas conçue pour tout faire. Pour progresser et préserver vos appuis, une rotation bien construite est indispensable. Voici trois scénarios selon votre profil.
- Pour les entraînements rapides, la Saucony Endorphin Speed 5 : Cela peut également être la Endorphin Azura si vous préférez un modèle plus accessible mais sans plaque. L’idée est d’opter pour un modèle plus léger, plus réactif et parfait pour vos séances de seuil et VMA. Les deux chaussures vont parfaitement l’affaire.
- Pour les compétitions si vous cherchez le top, la Saucony Endorphin Elite 2 ou la Saucony Endorphin Pro 5 : J’aurais tendance à conseiller le premier modèle pour le marathon et les coureurs très aguerris, le second pour les distances plus courtes et pour les profils plus débutants. Il n’empêche que les deux sont des modèles à plaque carbone extrêmements légers et performants mais attention aux prix et à la durabilité. Ils sont à réserver aux courses.
Mon avis final sur les Saucony Triumph 24
La Triumph 24 marque une vraie étape dans l’évolution de la gamme. En remplaçant la PWRRUN PB par l’IncrediLUX, Saucony règle l’une des critiques récurrentes des versions 22 et 23 : une certaine fermeté qui tranchait avec l’image “nuage » associée au nom Triumph. La nouvelle mousse livre une absorption plus douce, plus progressive, mieux alignée avec ce que l’on attend d’une chaussure d’endurance premium.
Ce qui me convainc le plus, c’est la cohérence technique de l’ensemble. Gagner du stack, alléger la chaussure, améliorer la respirabilité de l’empeigne et conserver une durabilité sérieuse : chaque paramètre évolue dans le bon sens. La Triumph 24 s’adresse clairement aux coureurs neutres qui pratiquent un volume hebdomadaire important et cherchent une protection maximale sur leurs sorties longues, sans sacrifier toute sensation de dynamisme.
Elle ne convient pas à ceux qui cherchent une chaussure rapide ou versatile sur les séances de qualité. Et son prix de 170€ la positionne sur un segment exigeant, face à des concurrents solides comme l’Asics Gel-Nimbus 27 ou la New Balance Fresh Foam X 1080v15. Mais sur son terrain de jeu (l’endurance confortable, le volume, les longues distances) elle fait partie des meilleures options disponibles en 2026.
Points forts et points faibles
| Points forts | Points faibles |
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