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Depuis sa sortie en 2022, la Cloudmonster occupe une place à part dans le catalogue de On. C’est la chaussure maximaliste de la marque suisse : beaucoup d’amorti, un rebond caractéristique, et un look immédiatement reconnaissable avec ses alvéoles XXL. C’est également ce modèle qui a fait de On une marque tant appréciée, on peut dire que la Cloudmonster est un peu le fer de lance de leur gamme.
Après une V2 qui avait quelque peu déçu les fans de la première heure, la Cloudmonster 3 revient avec une promesse claire : retrouver l’énergie et le dynamisme du modèle originel, tout en intégrant des améliorations techniques concrètes. Je l’ai testée lors de très nombreux entraînements, entre footings tranquilles, sorties longues et séances tempo. Voici ce que j’en retiens.

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La fiche technique des On Cloudmonster 3
Avant d’entrer dans le détail du ressenti, voici les données clés de la Cloudmonster 3 en un coup d’oeil question d’identifier à quel type de chaussure on a à faire.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Drop | 6mm |
| Poids | 295g |
| Type de chaussure | Daily trainer maximaliste |
| Stabilité | ★★★★☆ |
| Dynamisme | ★★★☆☆ |
| Amorti | ★★★★★ |
| Plaque carbone | Non, mais plaque nylon |
| Prix de vente conseillé | 200€ |
Le prix de la chaussure peut apparaître comme élevé mais il s’agit d’une proposition relativement premium puisqu’elle propose une plaque. Certes, cette dernière n’est pas en carbone mais tout de même. Sur le reste : le poids nous rappel qu’on a une proposition qui se veut tout de même axée confort/durabilité et pas optimisation maximale pour la compétition.
Ce que j’ai aimé sur les On Cloudmonster 3
La Cloudmonster 3 s’appuie sur quatre grandes forces que j’ai pu vérifier au fil des sorties. Voici ce qui fait vraiment la différence sur le terrain à mes yeux et ce qui a fait de la dernière création de On une de mes paires préférées du moment.
Un amorti généreux mais pas mou
C’est la promesse centrale de la Cloudmonster et la V3 la tient. La mousse Helion offre un niveau d’amorti élevé qui absorbe bien les impacts, que ce soit sur bitume ou sur piste cyclable. Ce qui la distingue des chaussures maximalistes classiques, c’est qu’elle ne s’affaisse pas sous le pied.
Le rendu reste ferme et structuré, ce qui permet d’enchaîner les kilomètres sans cette sensation de jambes qui s’enfoncent dans une semelle trop souple. Pour les coureurs qui s’entraînent sur de gros volumes hebdomadaires ou qui préparent un marathon, c’est un atout réel. La mousse réagit différemment selon l’allure : à vitesse tranquille, l’amorti est présent et enveloppant ; dès que le rythme monte, la chaussure devient plus vive et plus efficace.
Honnêtement : c’est un grand soulagement de ma part que de constater qu’une daily trainer maximaliste est encore sur cette proposition générosité de la mousse sans tomber dans l’effet trop mou. Pour provoquer un wow effect lors de l’essayage j’ai l’impression que de nombreuses marques vont à qui fait la chaussure la plus molle alors que c’est souvent désagréable sur la longueur.
Un dynamisme réel sans plaque carbone
La Cloudmonster 3 ne dispose pas de plaque carbone : c’est une Speedboard en nylon qui joue ici le rôle de plaque composite. Dès que l’on accélère vers une allure marathon ou tempo, la compression des alvéoles Cloud combinée à la Speedboard libère un retour d’énergie percutant… Enfin ça c’est la théorie, mais quand même dans les faits on sent clairement la différence avec une daily trainer classique.
Ce n’est pas la même impulsion qu’une supershoe de compétition, mais c’est suffisamment prononcé pour rendre les séances rythmées agréables et les longues sorties dynamiques jusqu’au bout. Je me suis surpris à accélérer naturellement dans les derniers kilomètres de certaines sorties, ce qui est un bon signe.
Il ne faut pas non plus considérer la Cloudmonster 3 comme un pur modèle de vitesse fait pour les séances VMA. Son poids est un bon rappel de ça, malgré le dynamisme qui est présent pour un daily.
Une stabilité rassurante pour les longues sorties
Malgré un stack élevé (35mm au talon), la Cloudmonster 3 reste bien à plat sous le pied. Contrairement à certains modèles maximalistes concurrents qui ont tendance à s’affaisser latéralement à la fatigue, elle maintient une ligne stable sur toute la durée de la sortie. Quand j’ai l’air de faire une fixette un peu plus tôt dans le test sur l’intérêt d’une mousse généreuse mais pas trop molle : la stabilité en est une conséquence directe. Et ce n’est clairement pas du luxe pour un modèle qu’on peut parfois porter durant de très longues sorties.
Le maintien du talon a été renforcé par rapport à la V2 : le contrefort arrière tient bien le pied, sans créer de points de pression. Cela rassure sur les longues distances où la foulée a naturellement tendance à se dégrader avec la fatigue. Pour un coureur qui vise un marathon ou un semi, c’est un point non négligeable.
Un chaussant enfin retravaillé par rapport à la V2
C’est probablement l’amélioration la plus remarquée par les utilisateurs de la V2. On a retravaillé la tige pour obtenir un accueil du pied plus précis : la chaussure épouse mieux la forme du pied, avec un maintien plus propre au médio-pied et moins d’espace latéral inutile. L’enfilage est agréable, la languette bien maintenue, et le pied ne bouge pas dans la chaussure lors des changements d’appui. Pour les coureurs qui avaient abandonné la V2 à cause d’un chaussant trop volumineux, cette évolution mérite vraiment l’attention. Point de vigilance tout de même : le fit reste étroit dans l’avant-pied. Si vous avez un pied large, je vous conseille d’essayer avant d’acheter.
De quoi sont faites les On Cloudmonster 3 ?
Au-delà des sensations de course, voici ce qui se passe concrètement sous la semelle. Ces éléments techniques expliquent les comportements observés lors du test.
La triple couche CloudTec®
La technologie CloudTec est la signature de On : ce sont ces alvéoles creuses visibles sous la chaussure qui absorbent l’impact à chaque foulée, puis restituent l’énergie lors de la propulsion. Sur la V3, On passe à une configuration triple couche. Concrètement, cela signifie trois rangées d’alvéoles superposées dans la mousse Helion, contre une ou deux sur les générations précédentes. Le résultat est une capacité d’absorption accrue et une meilleure progressivité dans le rebond. La chaussure gère mieux les variations d’intensité au sein d’une même sortie.
La mousse Helion™
Helion est la mousse propriétaire de On, à base d’EVA enrichi. Elle combine légèreté et résilience : elle reprend sa forme rapidement après chaque impact, ce qui maintient le rebond constant tout au long de la sortie. Elle est plus légère que les mousses EVA standard et plus durable que les mousses supercritiques de type PEBA. Sur la Cloudmonster 3, c’est la version Helion classique qui est utilisée – à distinguer de l’Helion HF de la version Hyper, une mousse supercritique plus réactive et plus chère. Le choix de l’Helion classique sur ce modèle permet de proposer un bon équilibre entre dynamisme, durabilité et prix.
La Speedboard® en nylon
La Speedboard est présente sur quasiment tous les modèles On. Sur la Cloudmonster 3, elle est en nylon – et non en carbone. Son rôle est de rigidifier légèrement le médio-pied afin de concentrer et transmettre l’énergie générée par la compression des alvéoles vers l’avant du pied. Elle travaille en synergie avec le rocker prononcé de la semelle pour faciliter le déroulé et optimiser la phase de propulsion. C’est cette association Speedboard + rocker qui donne à la Cloudmonster 3 son déroulement fluide et naturel, très typique des chaussures On.
La géométrie de la semelle : stack et rocker
La semelle de la Cloudmonster 3 mesure 35 mm au talon et 29 mm à l’avant-pied, pour un drop de 6 mm. Ce stack élevé explique le niveau d’amorti, mais c’est le rocker prononcé qui définit vraiment les sensations de course. Le rocker, c’est cette courbure de la semelle qui simule un mouvement de bascule naturel d’arrière en avant. Il réduit les contraintes sur le genou et la cheville lors du déroulé, et favorise une transition plus rapide entre la pose du pied et la propulsion. Combiné au CloudTec triple couche, ce rocker contribue directement au déroulement fluide constaté en test.
La tige en mesh recyclé
La tige est construite en mesh technique léger, élaboré à partir de polyester recyclé. Elle est respirante, ce qui est appréciable sur les sorties longues ou par temps chaud. Le mesh est suffisamment structuré pour maintenir le pied sans être oppressant, et la construction autour du talon intègre un renfort qui stabilise l’arrière-pied. On s’engage sur l’éco-responsabilité avec un total d’environ 30 % de matériaux recyclés sur l’ensemble de la chaussure. Ce n’est pas qu’un argument marketing : la tige tient bien dans la durée, sans déformation notable après plusieurs dizaines de kilomètres.
La semelle extérieure
Le caoutchouc de la semelle extérieure est positionné de façon stratégique sur les zones à fort impact : talon, avant-pied et médio-pied externe. Cette segmentation réduit le poids global tout en préservant la durabilité aux endroits critiques. L’adhérence sur route est bonne, y compris sur sol mouillé. En termes de longévité, on peut estimer la durée de vie de la Cloudmonster 3 entre 600 et 800 km selon l’intensité et le type de sol, ce qui est dans la bonne moyenne pour une chaussure d’entraînement de ce niveau de prix.
À qui s’adresse la On Cloudmonster 3 ?
La Cloudmonster 3 est une daily trainer confortable et polyvalente, capable de couvrir une grande majorité des sorties d’entraînement. Elle convient particulièrement bien aux coureurs qui apprécient avoir une chaussure qui absorbe bien les chocs qui profiteront pleinement de la structure de l’amorti et du soutien proposé.
Les marathoniens et semi-marathoniens en préparation y trouveront une chaussure d’entraînement capable d’encaisser de gros volumes tout en offrant du répondant sur les séances d’allure spécifique. C’est honnêtement un excellent compromis en la matière et ça évite de prendre les carbones trop souvent.
Les coureurs débutants apprécieront sa stabilité et son caractère rassurant, sans avoir à se préoccuper de la technique de pose de pied. Un point d’attention pour les pieds larges : le chaussant reste étroit dans l’avant-pied et peut créer des gênes sur des sorties longues.
Mes conseils de rotation avec d’autres chaussures
Une bonne rotation de chaussures, c’est l’une des pratiques les plus efficaces pour progresser et varier les sensations de course. La Cloudmonster 3 se positionne clairement comme une chaussure de volume : footings, sorties longues, séances au seuil. Elle n’est pas taillée pour les fractionné courts ou les compétitions. Voici deux rotations types selon le niveau d’entraînement.
- Pour les séances de vitesse, la On Cloudflow 5 : Un peu plus légères et positionnées chez On comme la paire de référence pour faire ses séances de vitesse en dehors des compétitions. Ce n’est peut-être pas notre paire préférée toutes marques confondues mais la Cloudflow 5 trouve parfaitement sa place en complément des Cloudmonster 3.
- Pour les compétitions, la On Cloudboom Strike : Avec un tarif premium et une durabilité limitée, on comprend vite que la Bloudboom Strike est une paire à réserver aux grands jours. Ultra légère, plaque carbone et réactivité de folie : ça sera la meilleure alliée pour battre vos RP !
Mon opinion sur les On Cloudmonster 3
La Cloudmonster 3 est, selon moi, la version la plus aboutie de la gamme à ce jour. On a su corriger les défauts de la V2 qui proposait un chaussant trop large, un relatif manque de dynamisme (même si ce n’était pas dramatique). La troisième version reste fidèle à l’ADN de la V1 qui avait séduit tant de coureurs mais est meilleure en tous points. Le résultat est une chaussure d’entraînement cohérente, fiable et agréable sur la durée.
Ce qui me convainc le plus, c’est l’équilibre entre amorti et dynamisme. Beaucoup de chaussures maximalistes souffrent d’un excès de mollesse qui nuit à la propulsion et à la stabilité. Ici, la triple couche CloudTec combinée à la Speedboard maintient un niveau de réactivité qui permet de réellement varier les allures sans changer de chaussure. Du footing à 5’30″/km jusqu’à une allure marathon à 4’00″/km, elle reste pertinente.
La stabilité est un autre point fort notable. À 35mm de stack, certains modèles concurrents deviennent inconfortables sur les changements de terrain ou dans les virages. La Cloudmonster 3 reste droite et rassurante, ce qui est appréciable sur les longues sorties où la fatigue s’installe.
Le bémol principal reste le prix : 200€ sans plaque carbone, c’est un investissement sérieux. On sait que On est une marque à la mode avec une grande composante lifestyle et que si les produits sont de grande qualité on paie aussi la marque et l’image hype. Si vous cherchez une daily trainer dynamique qui offre un peu plus de vivacité qu’une simple chaussure de confort, la Cloudmonster 3 justifie sa position. Si vous voulez surtout du moelleux sans chercher de retour d’énergie, d’autres options à moindre coût feront l’affaire. À noter également pour les pieds larges : le chaussant étroit reste une limitation réelle de ce modèle.
Pour résumer, je vois la Cloudmonster 3 comme une des meilleures chaussures d’entraînement polyvalente du marché. C’est une paire que je recommande sans hésitation !
Points forts et points faibles
| Points forts | Points faibles |
|---|---|

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